La sécurité dans les stations de traitement d’eau

Contamination possible au contact des eaux usées et des boues, manutention dangereuse aux postes de relevage, dégagement de gaz toxiques… Voici quelques-uns des dangers qui peuvent concerner les travailleurs de l’assainissement et du traitement des eaux. Cela nécessite d’évaluer les risques propres à chaque installation et de préparer attentivement les interventions dans les réseaux.

Les métiers de l’eau et de l’assainissement se développent pour répondre à l’évolution de la réglementation concernant la protection de l’eau et de l’environnement. La polyvalence fréquemment demandée aux travailleurs peut les exposer à de multiples risques. La prévention doit autant que possible impliquer l’exploitant, l’entreprise intervenante (en cas de sous-traitance) ainsi que le propriétaire des ouvrages (généralement une collectivité) pour que soient menés les travaux de mise en sécurité requis.

Le personnel qui travaille dans les stations d’épuration, les usines de traitement et les réseaux d’eaux usées peut être exposé à des risques multiples, et ceux notamment liés :

 Principaux risques des métiers de l’assainissement

  • aux accidents de plain-pied et chutes de hauteur dans des ambiances de travail parfois humides et sombres. Aux abords d’un bassin ou d’une fosse, ils peuvent entraîner des noyades,
  • à l’activité physique et aux manutentions manuelles (piochage, soulèvement de plaques, remplacement de pièces usagées aux postes de relevage…),
  • au travail isolé,
  • aux déplacements au sein de l’entreprise (risques entre engins et piétons…) ou à l’extérieur (risque routier).

De nombreux risques, y compris chimiques et biologiques, dans les métiers de l’assainissement

Le salarié est également exposé à de nombreux risques chimiques (intoxication aiguë ou chronique, explosion…) et biologiques (infections, troubles respiratoires ou digestifs). Concernant ces derniers, les eaux usées et les boues des stations d’épuration sont en effet des réservoirs à micro-organismes (dont certains sont pathogènes).

Principaux risques chimiques rencontrés dans le traitement des eaux usées

  • Utilisation de produits chimiques pour le traitement des effluents (chlore, chaux, chlorure ferrique, soude…), et aux dégagements de gaz générés
  • Dégagements de gaz de fermentation des matières organiques (méthane ou hydrogène sulfuré pour les plus dangereux)
  • Présence de polluants dans les eaux usées et les boues d’épuration ou de curage (solvants des colles, résines, peintures, métaux lourds…)

Les risques d’asphyxie et d’intoxication sont particulièrement élevés dans le cas d’un travail en milieu confiné (peu ou pas ventilé).

Appliquer les principes généraux de prévention

En fonction des résultats de l’évaluation des risques, des mesures doivent être identifiées et mises en œuvre dans le respect des principes généraux de prévention du Code du travail.

  • Éviter les risques : par exemple, éviter autant que possible les manutentions manuelles, le travail isolé.
  • Intégrer la prévention dès les projets de construction ou de réaménagement : par exemple, isoler les zones de stockage pouvant produire des émanations dangereuses, faciliter l’accès aux moteurs des pompes, aux canalisations et aux cuves (pour l’entretien et le curage), organiser les flux de circulation engins/piétons.
  • Adapter et organiser le travail : par exemple, établir des horaires qui permettent de réaliser les tâches sans précipitation, alterner les tâches physiquement contraignantes et celles qui le sont moins.
  • Privilégier les mesures de protection collective : par exemple, installer des moyens de levage (grue auxiliaire, potence, palans…), des protections pour les travaux en hauteur (plan de travail avec garde-corps, trépied équipé de treuil au-dessus des canalisations, ligne de vie avec système d’arrêt de chute…), ventiler les volumes fermés traitant les effluents, poser des carters de protection sur les machines dangereuses.
  • Quand les équipements de protection collective sont insuffisants ou impossibles à mettre en œuvre, fournir des EPI adaptés (masque respiratoire, chaussures de sécurité, gants) et si besoin des détecteurs de gaz.

Les opérateurs doivent, par ailleurs, être formés aux mesures de prévention (utilisation des moyens de protection collective ou des EPI). Certaines situations de travail nécessitent des précautions particulières (interventions en milieu confiné) ou des habilitations spécifiques (à la conduite d’engins de levage ou de manutention par exemple). Il convient, en outre, de s’assurer du respect des règles d’hygiène : nettoyage des sols et de l’outillage, douche, lavage des mains, changement fréquent des tenues de travail…

Source: INRS (http://www.inrs.fr/accueil/secteurs/environnement/assainissement-eau.html)

Télécharger le guide : Conception des usines d’épuration des eaux résiduaires INRS – ed968

 

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Localisation des stations de traitement des eaux usées en France

Un très beau site du ministère de l’écologie, du développement durable, du transport et du logement.

Localisation des stations de traitement des eaux usées

http://assainissement.developpement-durable.gouv.fr/

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Bio-UV assainit l’eau sans produits chimiques

Premier fabricant français d’appareils de traitement de l’eau par ultraviolets et leader européen sur le marché des piscines et spas,Bio-UV prévoit un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros pour 2011 et un quadruplement d’ici cinq ans. Il faut dire que le marché visé par la société héraultaise est énorme, car il s’étend aussi à la production d’eau potable domestique ou municipale, la purification des effluents industriels, le traitement des eaux en aquariums et aquaculture, ou même la désinfection de tours aéro-réfrigérantes. Le traitement par UV présente l’avantage d’éviter l’utilisation de produits chimiques comme le chlore.

Sa dernière invention ? Une borne d’eau fonctionnant à l’énergie solaire spécialement conçue pour les villages isolés. Une de ces bornes devrait bientôt être implantée à Haïti.

Domaine : Eau potable

Pays : France

Site Internet : www.bio-uv.com

cette borne d'eau fonctionnant à l'énergie solaire est spécialement conçue pour

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Emfecy purifie l’eau avec des bactéries

Chaque année, le traitement des eaux usées consomme 80 000 mégawatts dans le monde et coûte 40 milliards de dollars. La start-up israélienne Emfecy s’est attaquée au problème et a développé un bioréacteur qui n’utilise aucune source d’énergie. Constitué d’une membrane enroulée en spirale, il fait appel aux microrganismes contenus dans l’eau pour éliminer les matières organiques et les nitrates. Le coût du traitement est ainsi réduit de 30 à 40% et les résidus de 80%. Encore mieux : les bactéries génèrent de l’électricité récupérable.

La société, dirigée par un influent homme d’affaires israélien, a levé plus de 10 millions de dollars auprès d’investisseurs dont General Electric ou ConocoPhillips. Les premières installations commerciales verront le jour en 2012. “Nous prévoyons un chiffre d’affaires annuel de 100 millions de dollars d’ici 2017″, avance Ely Cohen, en charge du marketing.

Site Internet : www.emefcy.com

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Eole Water transforme l’air en eau

Une éolienne qui produit de l’eau : voici l’invention atypique d’Eole Water, une PME de 6 personnes basée à Saint-Tulle, dans les Alpes de Haute Provence. Son éolienne, de plus de 30 mètres, aspire l’air ambiant pour le condenser sur une surface longue de 5 km. L’eau est ensuite stockée dans une cuve, prête à la consommation. “Notre éolienne produit jusqu’à 1 000 litres d’eau potable par jour”, assure Marc Parent, le fondateur d’Eole Water. Objectif : alimenter en eau potable des régions isolées.

Une première éolienne est en train d’être installée à Abu Dhabi. “Nous nous adressons exclusivement à des pouvoirs publics afin de créer des villages en complète autosuffisance eau/énergie”, explique Marc Parent. En juin 2010, la société a bénéficié d’un fonds d’amorçage privé de 1,4 million d’euros pour développer son projet.

Domaine : Eau potable

Pays : France

Site Internet : www.eolewater.com

eole water permet d'alimenter en eau potable des régions isolées.

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La production des gaz de schiste: Un nouveau marché pour le secteur du traitement de l’eau?

Depuis quelques années, le développement rapide en Amérique du Nord des gaz non conventionnels a bouleversé le marché du gaz naturel. Sous ce terme général, on regroupe plusieurs types de production comme les tight gas, les gaz de schistes ou les gaz dehouille. Leur point commun réside dans la nécessité de “stimuler” la roche pour obtenir une production commerciale de gaz. Ces méthodes (forages horizontaux, fracturation hydraulique) exigent une gestion raisonnée de l’eau nécessaire à la production du gaz.

Le rapport de l’IFP (Institut Français du Pétrole), téléchargeable en cliquant sur le lien ci dessous, dresse un état des lieux de l’utilisation et du traitement de l’eau dans ce secteur. Un marché d’avenir pour les traiteurs d’eau.

Rapport IFP – Gaz non conventionnels et eau

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Renouveler ou réparer ? Comment définir la bonne politique de gestion patrimoniale ?

Changer un mètre de réseau (de diamètre < 100 mm) coûte environ 150 euros, soit 150 000 euros le kilomètre. La réparation d’une fuite coûte, quant à elle, environ 1 000 euros. Si l’on raisonne avec le seul critère économique, il faudrait donc 150 fuites au kilomètre (soit une tous les 7 mètres !) pour que le renouvellement soit rentable. Ce calcul mène à réaliser un minimum de renouvellements et à réparer beaucoup de fuites, générant autant de perturbations pour les consommateurs et pour la voirie.

La « bonne » politique de renouvellement se situe à mi-chemin des deux solutions : elle vise à optimiser la durée de maintien en service des réseaux, c’est à- dire à choisir en permanence entre renouveler et réparer les réseaux. Le critère de choix du niveau d’investissement nécessaire est donc essentiellement la performance souhaitée du service d’eau potable en termes de qualité de l’eau distribuée, de continuité de service et de pertes en eau. Ce dernier point nous amène à la croisée des chemins économiques et écologiques.

Quel rendement viser ? Le plus haut possible ? Quoi qu’il arrive, il est vertueux de chercher à améliorer la performance des réseaux : tel est l’esprit du Grenelle de l’Environnement. Toutefois, attention aux idées reçues en la matière, notamment sur la notion de « gaspillage ». L’eau qui fuit des canalisations a certes été ponctionnée dans la ressource brute et traitée inutilement, mais elle n’est  pas « perdue » : elle ne disparaît pas et réintègre le cycle naturel de l’eau.

Ensuite, il ne faut jamais perdre de vue l’optimum économique : il y a un seuil à partir duquel le gain d’un point de rendement a un coût disproportionné par rapport à l‘économie générée (même en quantifiant un coût complet d’utilisation de la ressource) ; une augmentation qui peut en outre s’avérer inacceptable pour le consommateur. Et ce seuil est variable selon les services.

Source : Aqua La lettre de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (Fp2e).

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